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vendredi 12 février 2010

La place d'Annie Ernaux


Quatrième de couverture

Enfant, quand je m'efforçais de m'exprimer dans un langage châtié, j'avais l'impression de me jeter dans le vide.
Une de mes frayeurs imaginaires, avoir un père instituteur qui m'aurait obligée à bien parler sans arrêt en détachant les mots. On parlait avec toute la bouche.

Puisque la maîtresse me "reprenait", plus tard j'ai voulu reprendre mon père, lui annoncer que "se parterrer" ou "quart moins d'onze heures" n'existaient pas. Il est entré dans une violente colère. Une autre fois : "Comment voulez-vous que je ne me fasse pas reprendre, si vous parlez mal tout le temps !" Je pleurais. Il était malheureux. Tout ce qui touche au langage est dans mon souvenir motif de rancœur et de chicanes douloureuses, bien plus que l'argent. »

Avis

Dans ce roman autobiographique, Annie Ernaux nous narre la relation qu'elle entretenait avec son père. De son enfance à son adolescence, jusqu'à son entrée dans le « grand monde » ce petit roman ce lit avec plaisir. On apprend un peu plus sur qui est Annie Ernaux. Cependant le manque d'émotion de la narratrice dans ce livre pourrait en dérouter plus d'un. Elle raconte sa vie de manière linéaire, sans s'attarder sur les petites émotions qui auraient certainement apportées au livre un peu plus d'humanité.

Je conseil ce livre, pour celles et ceux qui souhaitent lire un roman sans fioriture.

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